18 février 2026

Conférence  de Jacky Kooken au Grand Palais lors de l’exposition internationale ART CAPITAL (Février 2026).   Autour de Malraux « Le Musée Imaginaire ».

Conférence  de Jacky Kooken le samedi 14 février 15 h sur l’espace André Malraux au 1er étage du Grand Palais lors de l’exposition internationale ART CAPITAL       

  Autour de Malraux « Le Musée Imaginaire »

A l’occasion du cinquantenaire de la disparition d’André Malraux et à l’invitation de Bruno Madelaine, président de Art Capital 2026, au Grand Palais. J’ai l’honneur de présenter, sous l’égide des Amitiés internationales André Malraux  (AIAM) une introduction au livre phare de l’esthète qu’était l’ancien ministre gaullien, figure majeure de l’art en France au 20ème siècle.

En préambule à la présentation de l’essai clef de voûte des écrits sur l’art d’André Malraux, j’aimerai vous présenter un chapitre que j’ai traité dans mon essai 

 « Chants magnétiques des Arts, Peinture, Sculpture, Architecture » à paraître en mars 2026 chez Les Impliqués éditeur, avec une belle préface de Martine Biard.

Ce chapitre traite de l’art sacré, de Malraux et de Jérusalem

André Malraux est un esthète de l’art mais aussi un mystique de l’esthétisme de ce qui échappe à notre vision.  Dans  la préface à l’Univers des formes- Sumer) et catalogue Fondation Maeght P 269 – 1973

« C’est le pouvoir fascinant de l’artiste de suggérer, par ses créations, ce qui échappe invinciblement aux yeux des vivants » André Malraux,

Il nous définit l’essence de l’art sacré dans La tête d’obsidienne :

« L’artiste figure les hommes selon les dieux. Le Portail Royal de Chartres est plus chrétien que les chrétiens qui ont prié ses saints. L’assemblée en corbeille des corés de l’Acropole est plus grecque que ne fut l’agora. Le peuple des Doubles est plus égyptien que ne fut l’Egypte. C’est pour exprimer les valeurs suprêmes de leur civilisation, que les arts sacrés ont subordonné l’apparence. » André Malraux,

Il analyse le magnétisme secret des œuvres d’art  dans L’intemporel p 311

« Encore devons-nous dissocier art et magie avec prudence : les grands styles de foi sont à quelque degré, des styles de magie, et l’action magique exercée par certaines formes est inséparable d’une action esthétique (cet adjectif se rapportant à l’art et non à la beauté). » André Malraux,

Il définit le lien entre la statue et la cathédrale toujours dans L’intemporel p 408

« Le fétiche est par nature un dieu secret…. L’idole appelle le sanctuaire. » André Malraux

Il touche à la quête de l’artiste guru dans La création artistique p 54-56

« Et pour que la vraie vie soit figurée, il faut qu’elle échappe au réel. Il ne s’agit plus de peindre le monde, mais l’autre monde… L’esprit de Byzance est acharnement à fuir les apparences, appel d’un nirvana où l’homme atteint Dieu au lieu de se perdre dans l’absolu. » André Malraux,

Dans Le Musée imaginaire p 88 : «L’irréalité sacrée due à la stylisation est le plus puissant moyen d’expression d’une époque de foi profonde… » André Malraux,

 Dans L’intemporel p 336 « Encore faut-il que les œuvres existent ; et qu’elles exercent un magnétisme dont la sensibilité de notre temps ne suffit pas à rendre compte, le même que nous trouvons dans beaucoup de masques, de fétiches… »

André Malraux connaissait les nombreuses conversions d’athées provoqués par la visite de Jérusalem, il ne voulut jamais se confronter au magnétisme de cette ville.

Jérusalem, ville aux vibrations telluriques positives particulièrement intenses, a été au cours des siècles revendiquée par toutes les religions du livre ainsi que par de nombreuses sectes. Pourtant la ville n’est pas desservie par une voie fluviale comme la plupart des capitales. Elle se trouve dans une cuvette entourée de collines donc difficile à défendre. Sans son magnétisme exceptionnel, Jérusalem n’aurait aucune attractivité.

André Malraux se méfiait de la puissance vibratoire exceptionnelle de cette ville mythique : dans Malraux celui qui vient, Guy Suares, Stock p 62.

«Je suis allé sept fois en Asie,… Je ne suis jamais allé à Jérusalem. Je n’ai aucunement la foi, mais je trouve que Jérusalem n’est pas un lieu de tourisme… On va à Jérusalem en pèlerinage, ou on n’y va pas. »

Il ne s’agissait pas, pour lui, de fuir un quelconque danger mais il craignait de se déjuger : il était agnostique et entendait bien le rester. Avec sa sensibilité émotionnelle et artistique exceptionnelle de grand mystique, il se trouvait sur le fil du rasoir du croyant éclairé et de l’incroyant. Il ne voulut jamais se confronter à la réalité tellurique du terrain au risque de basculer dans le religieux… (comme cela a été souvent le cas pour de nombreux touristes qui arrivés athées revenaient croyant. Ce qui illustre l’adage.  « On ne revient jamais indemne de Jérusalem. Cette puissance vibratoire positive identique au chœur de la cathédrale Notre-Dame de Paris s’étend ici à l’échelle d’une ville. C’est cette particularité unique qui a attiré vers cette ville les conquérants successifs, les croisades et les guerres, chacun voulant s’approprier cette ville au magnétisme unique. Du reste, il arrive que ce puissant magnétisme provoque, sur certaines personnes au psychisme défaillant, des accès de folie mystique appelés par les psychiatres « syndrome de Jérusalem ». Entre 1980 et 1993, nous révèle le psychiatre Yaïr Bar-El, ce syndrome a touché 1 670 pèlerins ou touristes dont deux tiers de confession juive et un tiers chrétien, 470 ont dû être hospitalisés….

Malgré toutes les dénégations Malraux avait le christianisme chevillé à l’âme, au cœur de la résistance, son meilleur ami Pierre Boquel qualifiait les troupes du maquis dont il était aumônier comme « la Brigade très chrétienne du colonel Malraux » Pierre Bockel L’enfant du rire p122

En conclusion le rapport de Malraux à la foi était si ambigu qu’il frisait le déni. Il écrivit à François Mauriac en 1969 « peut-être suis-je essentiellement un esprit religieux sans foi. » André Malraux, Lettres choisies 1920-1976.

La foi, peut-être l’avait perdu à coup de boutoir d’une destinée endeuillée de six morts violentes d’êtres proches : à commencer par son père qui se suicide alors que Malraux a 29 ans

Ses deux demi-frères, résistants de la première heure sont successivement arrêtes par les allemands : Claude Malraux peu après son arrestation est fusillé en août 1944,  Roland Malraux est déporté dans un camp de concentration et meurt à 32 ans lors d’un bombardement allié 5 jours avant l’armistice.

En novembre 1944 meurt tragiquement Josette Clotis la compagne de Malraux avec qui il a deux garçons en bas âge. Elle se dispute avec sa mère au sujet de ces deux enfants adultérins, le train démarre, elle descend précipitamment, tombe sur le ballast les jambes broyées.

En 1961 ses deux enfants Gauthier et Vincent meurent dans un accident de voiture, ils ont 20 ans et 18 ans .

Avec six morts violentes on peut comprendre qu’il a pu perdre la foi.

Mais revenons au Musée Imaginaire

Le Musée Imaginaire est sans doute l’essai qui forme une clé de voûte de tous les écrits sur l’art d’André Malraux. C’est l’ouvrage de référence qu’il a le plus ciselé, le plus pensé avec ses trois versions : en premier lieu dans sa version d’origine de 1947 (a) formant le premier volume de « Psychologie de l’art », il le reprend en 1951 comme premier chapitre des Voix du silence (b), enfin il le complète et le restructure dans l’édition de 1965 (c). C’est le seul livre édité en format poche. On retrouve donc dans la dernière version tous les thèmes qu’il développera dans les trois volumes « Le Surnaturel », « L’Irréel », « L’Intemporel », formant le triptyque « La Métamorphose des Dieux ».

Dans ce livre, il montre et démontre par les reproductions photographiques d’œuvres d’art autant que par ses écrits. Nous en avons à l’écran un exemple saisissant de l’origine de l’inspiration d’une œuvre de Picasso, preuve à l’appui.

à gauche sa célèbre sculpture 

« La guenon et son petit » et à droite l’inspiration une sculpture Vaudou des Nago Dahomey « guenon » preuve par neuf donnée par Malraux dans son essai « L’Intemporel »

La méthode sera généralisée dans tous les essais esthétiques de l’esthète de l’art. Reprenant l’adage de Napoléon : « Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours » Le tirage photo ayant pris la place du croquis.

J’ai été passionné par Le Musée Imaginaire source de réflexions et d’ouverture sur l’art universel qui va du paléolithique à l’art contemporain. Pour moi, cet essai devrait être aussi important pour l’artiste et l’amateur d’art que la déclaration universelle des droits de l’homme pour un démocrate.

Dans une interview de Guy Suares, André Malraux constate : « Les actifs sont rarement intellectuels, les intellectuels ou les spirituels sont rarement capables d’agir. »  Page 65 «  Malraux  Celui qui vient ». de Guy Suares. Il était en effet conscient d’être l’exception qui confirme la règle. Salué par tous comme homme d’action et de conviction, engagé dans les brigades Internationales et plus tard dans la Résistance. Il était fait de ce granit rose poli et étincelant qui conjuguait la parole aux actes, et le combat à l’amour de l’art et à la poésie. Ses Maisons de la culture accessibles à tous qu’il conçoit, créé et ouvre pendant son ministère en sont les témoins.

J’ai grapillé dans les trois versions « Le Musée Imaginaire » des éditions 1947  ( a ), 1951 ( b ), et 1965 ( c ) quelques citations rayonnantes de réflexions et de méditations. Les voici :

« Après avoir été le moyen de création d’un univers sacré, l’art plastique fut principalement, pendant des siècles, celui de la création d’un univers imaginaire ou transfiguré. » page 14 a

« Une tête gothique que nous admirons ne nous atteint pas seulement par l’ordre de ses «  volumes », et nous y trouvons la lumière lointaine du visage du Christ gothique. Parce qu’elle y est. Et nous savons mal de quoi est faite l’aura qui émane d’une statue sumérienne, mais nous savons bien qu’elle n’émane pas d’une sculpture cubiste. » page 64 b, 260 c

« La statuaire « servait » à la fabrication des dieux, et l’art à exprimer, et sans doute à enrichir, une relation particulière de l’homme avec le sacré. » page 64 b

« Et la même recherche des moyens de représentation opposés à ceux de l’immobilité sacrée, mène l’artiste grec, comme l’italien – l’illusion obtenue -à ne plus voir dans l’art que le moyen d’une vaste fiction. » page 83 b

« L’art eut ses lumières. Il devint moyen d’expression, non de l’artiste mais d’une civilisation. Il ne fut plus autre chose qu’un moyen de beauté. » page 84 b

« …l’irréalité sacrée due à la stylisation est le plus puissant moyen d’expression d’une époque de foi profonde… » page 88 b

« …et la peinture plait à l’homme sincère et cultivé, non dans la mesure où elle est peinture, mais dans celle où elle représente une fiction de qualité. Page 93 b, 107 a

« Les artistes mettent en théorie ce qu’ils voudraient faire et font ce qu’ils peuvent, mais leur pouvoir, parfois trop faible pour leurs théories, est parfois plus fort qu’elles. » page 7 (c), 79 (a), 115(b)

« Aux yeux du peintre seul, la peinture était création ; encore était-elle souvent aussi poésie. Et le musée supprime de presque tous les portraits, (fussent-ils d’un rêve), presque tous leurs modèles, en même temps qu’il arrache leur fonction aux œuvres d’art : il ne connaît plus ni palladium, ni saint, ni Christ, ni objet de vénération… » page 12 c

« La métamorphose la plus profonde commença lorsque l’art n’eut plus d’autre fin que lui-même. » page 52 b

Malraux cite Léonard de Vinci : « La peinture est une poésie qui se voit. » page 52 b, 198 C

Il poursuit par cette constatation :

« Jusqu’à Delacroix les idées de grande peinture et de poésie furent inséparables. »page52b                                                                                                                                                                                                                                                                

« Plutôt que d’exclure la poésie de la peinture, mieux vaudrait s’apercevoir que toute grande œuvre plastique lui est liée… Car la couleur fut autant que le dessin le moyen d’expression de la poésie ; » page 56 b

« L’expression du monde de l’irréel unit de façon délibérée la création poétique à la création artistique. » page 197 c

« La poésie du songe n’a pas toujours vaincu celle de l’exaltation : la nuit de Baudelaire rejoint celle de Michel-Ange, elle ne l’efface pas. » page 63 b, 202 c

Sur la création artistique, il nous confie :

« Tout artichaut porte en lui une feuille d’acanthe et l’acanthe est ce que l’homme eût fait de l’artichaut si Dieu lui eût demandé conseil. » page 187 c, 90 a, 74 b

« L’idée même de beauté dans une civilisation qui fait du corps humain l’objet principal de l’art est lié à l’imaginaire et au désir, et confond aisément les formes admirées avec les formes désirées. » page 22 c, 97 a, 85 b.

« L’art qui succède à celui qu’achetaient les aristocrates n’est pas celui qu’achètent les bourgeois, c’est celui que n’achète personne. » page 76 c

Pourtant constate Malraux au sujet de Van Gogh « … il sera, cinquante ans après sa mort, plus célèbre au Japon que Raphael. » page 79 c

Toujours dans l’optique de la démonstration par la photographie

« Les sculptures photographiées tirent de leur éclairage, de leur cadrage, de l’isolement de leurs détails, un modernisme usurpé mais virulent. » page 120 c

« Le cadrage d’une sculpture, l’angle sous lequel elle est prise, un éclairage étudié surtout, donnent souvent un accent impérieux à ce qui n’était jusque-là que suggéré. » page 24 a, 19 b, 94 c

Il démontre également par l’agrandissement photographique d’une œuvre, comme la vénus de Lespugue son importance esthétique : cette petite sculpture en devient monumentale et totalement contemporaine.

« L’album isole tantôt pour métamorphoser (par l’agrandissement), tantôt pour découvrir… tantôt pour démontrer, pour augmenter la valeur d’expression du fragment. » page 28 a, 29 b

Malraux l’esthète nous montre qu’à partir de Manet et Daumier, les précurseurs de l’art moderne, la conception de la peinture change : « Les peintres veulent désormais faire la peinture visiblement maîtresse du spectacle et non apparemment soumise à lui. » page 58 c, 111 b, 74 a

« La volonté initiale de l’artiste moderne, c’est de tout soumettre à son style, et d’abord le plus brut, le plus nu. Son symbole, c’est la chaise de Van Gogh. » page 117 b, 72 c, 79 a

« Chez Braque ce n’est plus la pêche qui est veloutée, c’est le tableau. » page 117 b, 80 a

« Tout grand artiste est un transformateur de formes ; le fait nouveau fut que l’artiste moderne en prit conscience ; » page 80 a

« La recherche de qualité que tout art porte en lui, le pousse bien plus à styliser les formes qu’à se soumettre à elles. » page 87 a, 69 b

« Il ne s’agit pas de l’accord de la sculpture ou de la peinture avec une architecture ( les grottes de l’Asie n’ont pas d’architecture), mais avec un lieu surnaturel, avec la présence des dieux, des démons, des morts. Page 212 C

« Et le premier caractère de l’art moderne est de ne pas raconter. Pour que l’art moderne naisse, il faut que l’art de la fiction finisse. Non sans convulsions. Page 54 a, 98 b, 44 c

« … ni Picasso ni Giacometti ne croient regarder les masques du Musée de l’homme comme les Africains pour qui on les sculpta et qui les virent danser. Nous savons que ces masques sont nés pour la danse et la musique – pour la cérémonie sacrée, le mouvement, le rythme. » page 231 c

« Au temps où il perd son caractère religieux, le cadre profane assure, entre l’œuvre et l’irréel, le lien que le cadre du retable assurait entre l’œuvre religieuse et le surnaturel. » page237 c

« La suppression des cadres est révélatrice : ce qui a disparu du livre d’art avec le cadre du retable, c’est l’église, mais aussi le monde chrétien dans lequel baignait le tableau ». page 239 c

« Le conflit entre figuratifs et non figuratifs n’a d’importance que par son enjeu, qui fut la liberté de peindre (Pollock commence à Olympia.) fût elle, la liberté de trouver de nouvelles figurations. » page 246 c

« … L’art plastique n’est pas plus exclusivement vision qu’il n’est nécessairement beauté. » page 154 a

Malraux conclut la première version de 1947 par : « … Qu’est-ce que l’art ? nous sommes portés à répondre : « ce par quoi les formes deviennent style. » page 154a. Dans la troisième version de 1965, il se montre plus universel : « Les langages de l’art ne sont pas semblables à la parole, mais frères secrets de la musique… Don Juan ou la neuvième symphonie, ne peut-être dit que par des notes. Il n’y a pas de traduction. Page 263 c

N’oublions pas que Malraux.  L’aventurier au Cambodge, le journaliste de Saïgon, le défenseur de la création artistique en URSS, le chef d’escadrille internationale de la république espagnole, le résistant, le colonel de la Brigade Alsace-Lorraine, le romancier, l’essayiste, l’historien d’art, le ministre de la culture promoteur des maisons de la culture d’Amiens, Bourges, Le Havre, Grenoble, Rennes, Reims, Nevers, Paris et Firminy, André Malraux était tout cela à la fois un homme d’action et de conviction, un grand penseur agissant.

On lui doit entre-autre la première grande rétrospective du vivant de Picasso, Grand Palais et Petit Palais mobilisé en 1966, l’exposition historique des trésors de Toutankhamon au Petit Palais en 1967, la commande du plafond de l’Opéra Garnier à Marc Chagall, celle du plafond du théâtre de l’Odéon à André Masson  et, enfin le ravalement des bâtiments gris parisiens faisant de Paris : la ville lumière.

Pour conclure, j’aimerais vous lire un extrait de l’hommage national qu’il écrivit et lut le 3 septembre 1963  à l’occasion de la mort du peintre Georges Braque à la cour carrée du Louvre.

« Jamais encore un pays moderne n’a rendu à un de ses peintres un hommage de cette nature. L’histoire de la peinture, qui trouve dans l’œuvre de Braque un accomplissement magistral a été une longue histoire de dédains, de misère, et de désespoir. Jusque par sa mort, Braque semble assurer la revanche des pauvres obsèques de Modigliani, du sinistre enterrement de Van Gogh… Et puisque tous les Français savent qu’il y a une part d’honneur de la France qui s’appelle Victor Hugo, il est bon de leur dire qu’il y a une part de l’honneur de la France qui s’appelle Braque – parce que l’honneur d’un pays est fait aussi de ce qu’il donne au monde. Ses tableaux se trouvaient dans tous les grands musées et plus de cent mille Japonais, à Tokyo, s’étaient rendus à son exposition comme à un pèlerinage. »

Fin de citation.

Jacky Kooken sculpteur et essayiste