Réalisations, manifestations, conférences, colloques… organisés par les AIAM depuis 1996

Réalisations, manifestations, conférences, colloques… organisés par les AIAM

18 novembre 1996 : « André Malraux, le dernier des justes »

Première soirée donnée dans le cadre de l’Automne Malraux. La première conférence débat, organisée dans la dernière salle de cinéma « Art et Essai » de la capitale, au Studio 28, dans le 18ème, sur le thème : « André Malraux, le dernier des justes », a permis de réunir un ancien diplomate suisse en poste à Vichy pendant l’occupation, François Lachenal, qui transmit à Genève les manuscrits des écrivains de la clandestinité, le réalisateur et scénariste Léonard Keigel, auteur d’un court-métrage sur André Malraux et Alain Malraux, le fils adoptif de la grande figure que nous avons choisi d’honorer.

Réalisations 1997

25 janvier 1997 : inauguration d’une plaque commémorative offerte par la Ville de Paris, au 53, rue Damrémont,en présence de nombreuses personnalités civiles et militaires. Le Maire de Paris et celui du 18ème, Madame Madeleine Malraux et son fils, le Général Simon, Commandeur de l’Ordre des Compagnons de la Libération, Madame Françoise de Panafieu, l’ancienne responsable des Affaires culturelles de la Ville de Paris et député du 17ème arrondissement et adjoint au Maire de Paris et de nombreux Parisiens ont assisté à ce dévoilement. Les fondateurs de l’association, en rassemblant au pied de l’immeuble où naquit André Malraux diverses personnalités ont tenu à rappeler les liens qui unissaient l’auteur de La Condition humaine et de L’espoir à Montmartre.

5 mai 1997 : « André Malraux, l’artiste de génie, écrivain, historien d’art et cinéaste »

Deuxième table ronde, organisée sur la pensée de l’art chez l’auteur de la Métamorphose des Dieux. Messieurs André Brincourt, Antoine Terrasse, François de Saint-Chéron, Bernard Spitz, Jean-Pierre Zarader, Léonard Keigel et Alain Malraux ont animé la soirée.

11 octobre 1997 : Sortie à Verrières-le-Buisson organisée en collaboration avec la famille de Vilmorin. Réception au Centre socio-culturel André Malraux donnée par le Maire et visite de l’arboretum par M. Jean-Baptiste de Vilmorin, avec évocation de Louise de Vilmorin et de la dernière période de la vie d’André Malraux

24 novembre 1997 : « André Malraux et la politique »

Table ronde présidée par Maurice Schumann. L’universitaire Henri Godard de Paris IV, le journaliste, philosophe et écrivain, Daniel Salvatore Schiffer, l’avocat et écrivain Dominique Villemot et le président des Amis d’André Malraux – Montmartre, Olivier Régis, ont participé à cette table ronde.

Réalisations 1998

9 mars 1998 : « Hommage à Léonard Keigel »

Soirée cinématographique présentée par Jean Douchet en présence du réalisateur Léonard Keigel. Ce dernier avait réussi en 1957, alors tout jeune homme, à convaincre André Malraux de participer à un court métrage (14mn) sur sa vie et son oeuvre. C’était un quasi-exploit : depuis des années, Malraux refusait obstinément toutes les propositions à ce sujet. Le tournage valut à Léonard Keigel de revoir à plusieurs reprises l’écrivain. Ce film a obtenu le Grand Prix du festival de Locarno en 1958. Projection de deux de ses films inédits depuis trente ans.

 

1er octobre 1998 : Visite guidée du Château de Versailles

Visite des lieux restaurés grâce à l’action de Malraux (ministre d’Etat chargé des Affaires culturelles de 1959 à 1969). Accueil des personnalités par le président de l’E.P.A de Versailles, M. Hubert Astier et présentation des responsables des diverses associations qui ont choisi de faire connaître la vie, la pensée et l’oeuvre d’André Malraux. Le fils adoptif de l’écrivain, M. Alain Malraux a tenu à honorer de sa présence cette cérémonie. Cette manifestation a permis de montrer que toutes les associations présentes (Les Amis d’André Malraux-Montmartre, les Amis d’André Malraux-Normandie, Le Comité international André Malraux de Verrières-le-Buisson) ou représentées (Présence d’André Malraux, les différents clubs André Malraux en France) travaillaient en synergie.

Réalisations 1999

22 février 1999 : soirée cinématographique à l’Institut Cervantès

soirée organisée à l’auditorium de l’Institut Cervantès de Paris en collaboration avec l’A.D.A. (Association de Documentation Aéronautique). Intervention du critique et journaliste Édouard Waintrop avant d’assister à la projection du film Espoir. A l’occasion du 60ème anniversaire du tournage du film, un hommage a été rendu à Malraux le réalisateur, en présence de sa fille, Florence Malraux, de Jorge Semprun, ancien Ministre de l’Education et de la Culture du gouvernement espagnol de 1988 à 1991, d’Elvira Farreras de Gaspar, la secrétaire d’André Malraux pendant le tournage du film à Barcelone (1938-39), de Paule Boutaut, la script-girl de l’équipe, femme de Louis Page (Directeur de la photographie) et Paul Nothomb, le célèbre navigateur-bombardier de l’Escadrille España et de plusieurs autres invités d’honneur.

 

23 février 1999 : Table ronde intitulée « De l’Espoir à Espoir : du roman au film »

En présence de la fille d’André Malraux, Florence Malraux, la soirée, présidée par Monsieur Jorge Semprun (ancien Ministre de l’Education et de la Culture du gouvernement espagnol de 1988 à 1991) a permis, soixante ans après, à Elvira Farreras de Gaspar (la secrétaire d’André Malraux pendant le tournage du film à Barcelone (1938-39)), à Paule Boutaut (la script-girl de l’équipe, qui a tourné en Catalogne Sierra de Teruel) et à Denis Marion (celui qui a collaboré avec André Malraux à la rédaction du scénario), de se réunir et de s’exprimer devant un public ému sur les conditions très particulières du tournage. Paul Nothomb, le célèbre navigateur-bombardier de l’Escadrille España, a tenu à rappeler à l’assistance l’esprit de fraternité qui régnait chez les membres de l’escadrille España et les liens d’amitié qui l’unissaient au « coronel ».Madame Christiane Moatti, professeur de littérature, directrice de thèses et responsable du centre de recherche André Malraux à la Sorbonne Nouvelle, messieurs Henri Godard, professeur de littérature à l’Université Paris IV et André Camp, journaliste, critique de théâtre, auteur et traducteur ont participé activement au débat. Hommage à André Malraux : Sierra de Teruel Le 23 février 1999 à l’Institut Cervantes de Paris Soirée-débat  » De L’Espoir à Espoir animée par M. Henri Godard aux côtés de Mme Christiane Moatti et M. André Camp en présence de Mme Florence Malraux et de M. Jorge Semprun et de quelques personnalités venues spécialement à Paris apporter leurs témoignages d’amitié et d’admiration grâce à la généreuse participation de la compagnie espagnole IBERIA Avaient fait le déplacementce soir-là : Mme Elvira Farreras de Gaspar, Mme Louis Page, M. Paul Nothomb et M. Denis Marion, le scénariste auquel A. Malraux avait fait appel pour l’aider à écrire le script du film dès le mois de mars 1938 Propos d’ouverture improvisés et prononcés par M. Jorge Semprun devant une très nombreuse assistance  » Il est évident que je ne vais pas vous parler de L’Espoir, le livre, ou de Espoir le film, de la création, de l’épopée, de tout cela, puisqu’il y a ici des témoins directs qui vont vous parler de cela : un membre de l’escadrille España, la script du film, la secrétaire de Malraux, bref des témoins directs. Moi, je ne suis qu’un lecteur du roman et un spectateur du film. Je voudrais dire deux ou trois choses assez brièvement, si vous voulez, pour parler de Malraux, avant le livre et avant le film et pour souligner l’extraordinaire intelligence et rapidité de Malraux dès qu’il arrive en Espagne autour du 19 juillet 1936, l’intelligence de comprendre que la république espagnole, à ce moment-là, a besoin d’une escadrille d’aviation, que les conditions de la guerre qui vient de commencer il y a quelques jours à peine, le débarquement des troupes marocaines en Andalousie, etc…, les colonnes motorisées qui commencent à rouler vers le nord de l’Espagne, que le manque principal, la faille principale des troupes qui sont restées fidèles à la république, la reconstitution à travers les milices des partis politiques d’une nouvelle armée qui va prendre des mois et des années à être reconstituée ou constituée, que la faille principale, c’est le manque d’une aviation qui puisse intervenir. Là, il y a une espèce de vision stratégique, de vision extraordinairement précise et percutante de quelqu’un qui n’est ni un élève de St-Cyr, Malraux n’a ni le bac et n’a pas aussi fait le service militaire, donc, c’est le génie pur et le génie littéraire, cette espèce de génie créatif qui lui fait comprendre tout de suite la situation. Bien sûr, nous savons, et peut-être que M. Paul Nothomb pourra nous dire quelque chose là-dessus, s’il le veut, très bien qu’après, on a critiqué l’efficacité de l’escadrille España, qu’on a minimisé parfois son rôle. Malraux n’a pas eu de chance parce qu’il a été pour la droite espagnole et mondiale le compagnon de route des communistes et après, pour les partis communistes officiels, le compagnon de route du Général de Gaulle, c’est-à-dire qu’il a été critiqué par la droite et par la gauche et l’escadrille España a été victime de ce va-et-vient du monde politique, de la vision politique. Il n’empêche, je croyais qu’il fallait souligner cela d’abord, que c’est avant le livre, le livre, en fait, vient après l’engagement. Le livre vient au moment où l’escadrille España est dissoute parce qu’une aviation républicaine a été reconstituée avec les appareils que la République a achetés à l’Union Soviétique. Je prétends et je crois qu’on peut continuer à prétendre que cette escadrille a joué un rôle important dans les premiers mois de la guerre d’Espagne, sur certains plans, décisif, pas seulement sur le plan militaire, mais aussi sur un plan symbolique, sur un plan de l’internationalisme à l’époque, bien avant les Brigades internationales. C’est un peu en germe aussi ce que sont devenues les Brigades. Je crois qu’il fallait souligner cela. Le livre est écrit après. Le film est réalisé après. Nous avons donc un garçon de trente-cinq ans qui s’invente l’escadrille España et qui après dans le désengagement, disons militaire direct, trouve le moyen de continuer en faisant l’un des romans les plus importants du vingtième siècle : L’Espoir. Sur L’Espoir, je ne veux pas être très long car si je suis très long nous serons ici à trois heures du matin, donc je vais être assez bref. C’est un roman qui est un roman nouveau dans sa forme, qui est ensuite nouveau dans sa façon d’aborder les problèmes politiques et métaphysiques, dirais-je et c’est ensuite un roman qui est prémonitoire sur de nombreux parce que, c’est à mes yeux ce qui me paraît le plus important sur ce roman de L’espoir, c’est un roman de compagnon de route, de fidélité à un certain nombre de postulats et de vertus communistes, et en même temps, c’est le roman le plus critique, le livre le plus critique qu’on ait jamais écrit sur le communisme en tant que vision du monde. Dans les grandes dialogues politiques de Malraux, L’Espoir de Malraux, il y a en germe et développé d’une certaine façon, non seulement une critique du manichéisme général de la politique et de l’opportunisme, de la manipulation historique des communismes, tout en étant, et c’est là le tour de force de ce livre, tout en étant le livre d’un sympathisant. Là, je crois qu’il y a le personnage de Manuel qui est un personnage réel, qui s’appelait Gustavo Duran. Nous n’avons pas Gustavo Duran avec nous ce soir parce qu’il est mort et enterré en Crête, mais nous avons Paul Nothomb, donc un survivant de cette épopée de Malraux et puis pour finir, et moi je finirai là aussi, c’est quand même assez extraordinaire que ce jeune homme de trente-cinq ans qui a découvert qu’il fallait cette aviation-là, cette escadrille-là pour tenir la république pendant les premiers mois, les premières semaines de la guerre, a écrit ce roman qui est non seulement le plus beau roman avec celui d’Hemingway sur la guerre d’Espagne, mais l’un des grands romans du XXe siècle, et qu’il ait fait là aussi l’un des films les plus extraordinaires de l’histoire du cinéma. Je voulais souligner cela. Nous avons affaire à quelqu’un qui peut nous irriter par-ci ou par-là au cours de son histoire d’homme engagé, mais qui est un génie. C’est tout ce que je voulais dire avant de donner la parole à ceux qui l’ont connu et moi, je ne l’ai pas connu : je suis simplement le témoin de sa lecture et de la vision de son film.  » M. Jorge SEMPRUN

 

20 avril 1999 : projection de la version originale du film Sierra de Teruel

Soirée cinématographique exceptionnelle, avec projection de la version originale du film Sierra de Teruel (v.o. non sous-titrée), propriété de la filmoteca de Madrid. Elle s’est déroulée en présence de M. Paul Nothomb, l’ami du Malraux de l’épopée espagnole. Cette unique séance a pu avoir lieu grâce à l’amabilité du Directeur de l’Institut Cervantes et à M. Ignacio Herrera, le responsable des activités culturelles. Le film a été présenté par M. André Camp, critique, journaliste et traducteur. La violoncelliste Maryse Castello (diplôme du Conservatoire royal de Bruxelles, diplôme supérieur avec les Hautes distinctions 1996, membre de l’Orchestre de Bretagne jusqu’en 1997), a interprété Cassado, 1er et 3ème mouvement de la Suite et a clôturé la soirée en jouant une pièce d’Arthur Honegger intitulée Paduana (écrite en 1945 en hommage aux victimes du fascisme et aux combattants de la libération).

6 mai 1999 : Séance de dédicace organisée par la Librairie de Paris en partenariat avec l’Association Amitiés Internationales André Malraux à l’occasion de la sortie du livre de Sophie de Vilmorin intitulé « Aimer encore – André Malraux 1970-1976″ (Editions Gallimard).

22 juin 1999 : « Le jeune MALRAUX et les artistes de son temps »

Table ronde organisée conjointement par la Société d’Histoire et d’Archéologie « Le Vieux Montmartre » et Amitiés Internationales André Malraux dans les jardins du musée de Montmartre en présence d’un certain nombre d’amis d’André Malraux. Madame Jacqueline GOJARD (Présidente de l’association des amis de Max Jacob), Madame Christiane MOATTI (Rédactrice en chef de la « Revue des Lettres Modernes » et Professeur à l’Université de Paris-III, Sorbonne Nouvelle), Monsieur Antoine TERRASSE (historien d’art), Monsieur Julien DIEUDONNÉ (agrégé-docteur de Paris III), Monsieur Moncef KHEMIRI (ENS de Tunis et Professeur à l’Université de Tunis I), Monsieur François de SAINT-CHERON (Maître de conférences à l’Université de Paris IV) et Monsieur Michaël de SAINT-CHERON (essayiste et critique littéraire) sont venus nous parler des rapports de Malraux avec Max Jacob, Fernand Léger, Picasso, Fautrier, Galanis, Rouault et Chagall. Cette soirée a pu être réalisée grâce à l’aimable compréhension de Monsieur Bernard Jégo (directeur du Musée du Vieux Montmartre), de Monsieur Morvan (président de la S.H.A.V.M), de Monsieur Raymond Lansoy, membre du comité d’administration. Enfin, Madame Chantal Gué (directrice de la Librairie de Paris) et les éditions Gallimard, Monsieur Jean-François Camp (Laboratoire DUPON), Monsieur et Madame Jacques Poulain (S.J.P PRÉ-PRESSE) sont vivement remerciés pour tout leur soutien.

 

16 novembre 1999 : Rencontre-dédicace-hommage à Paul NOTHOMB

Soirée organisée à l’auditorium de l’Institut Cervantès de Paris en partenariat avec les éditions Phébus et les responsables de l’Institut Cervantes de Paris. Cette soirée s’est déroulée en présence de Mesdames Madeleine Malraux, Florence Malraux et de Sophie de Vilmorin, de Jorge Semprun et d’un certain nombre de personnalités du monde des Arts, des Lettres et de l’Aéronautique. M. Jean-Pierre Sicre (directeur des éditions Phébus), et M. Jorge Semprun ont rendu un hommage appuyé à l’auteur et à tous ceux qui ont combattu dans l’escadrille España, formée et commandée par André Malraux. L’auteur, M. Paul Nothomb, dernier survivant de cette aventure unique, a trouvé les mots justes pour captiver et émouvoir l’assistance venue ce soir-là. Le souvenir de ces quelques mois où l’auteur a connu cette fraternité d’Espagne a décidément marqué à jamais, on peut même dire presque hanté, toute l’existence de Paul Nothomb.« Malraux en Espagne est un livre beau et grave : document historique de premier ordre, d’un côté ; parfaite réussite artistique de l’autre » JORGE SEMPRUN de l’Académie Goncourt.

 

Réalisations 2000

18 janvier 2000 : « Les métamorphoses du regard : André Malraux »

Projection au petit auditorium de la BNF (avec l’aimable autorisation de Jean-Pierre ANGREMY) de la célèbre série de trois films (Les dieux de la nuit et du soleil, Les maîtres de l’Irréel, Le monde sans dieux) réalisés en 1974 par Clovis PREVOST et intitulés : Les métamorphoses du regard : André Malraux. Ces films ont été projetés avec l’aimable autorisation de Jules Maeght Producteur et l’O.R.T.F. Clovis Prévost est venu présenter les trois films qui ont remporté le premier prix pour le meilleur film de télévision au 2e Festival International du film d’art Asolo, en Italie. Le prix de la meilleure photographie de film a été décerné à Franco Lecca, le responsable Image de cette inoubliable série. Dans cette série de trois films de 52mn, André Malraux s’interroge sur le sens de l’art et nous montre dans le Musée imaginaire que c’est à l’art moderne que l’on doit l’irruption de tous les arts.

 

17 mars 2000 : « André Malraux et la tentation de l’Alsace »

Soirée organisée à l’Auditorium du Musée de l’Armée grâce au soutien du Général Bernard DEVAUX, Directeur du Musée de l’Armée : présentation en avant-première à Paris du film documentaire de la réalisatrice Anne IMBERT (film de 52′ réalisé pour FR3 Alsace avec la Société High Speed Films). La projection a été suivie d’un débat animé par M. Henri GODARD, professeur de littérature comparée à l’Université de Paris IV et un des responsables des Amitiés internationales André Malraux. M. Jean ESCHBACH, Président de la section « Paris » de l’Amicale des Anciens compagnons de la Brigade Alsace-Lorraine (fils de l’un des fondateurs du réseau FFC « Martial ») et M. Jacques LECARME (Directeur du Centre d’études sur André MALRAUX à l’Université de Paris III, Sorbonne Nouvelle) ont participé à ce débat. Cette manifestation a permis d’entendre plusieurs témoignages d’anciens compagnons de la Brigade Alsace-Lorraine. Anticipant les célébrations officielles qui seront organisée à l’automne de l’an 2000 à Strasbourg et à Paris, à l’occasion de la dissolution de l’amicale qui regroupe les anciens compagnons de la Brigade Alsace-Lorraine, cette soirée – hommage au Colonel Berger a été parrainée par le directeur de France 3 Alsace, M. BOEHM, venu spécialement de Strasbourg et par plusieurs compagnons célèbres de la Brigade Alsace-Lorraine, dont messieurs Bernard METZ et Antoine DIENER-ANCEL. Cet événement a été l’occasion de suivre les métamorphoses successives entre Malraux et l’Alsace. Les spectateurs ont assisté à une mise en place d’une problématique poétique autour d’André Malraux et l’Alsace.

Dans le hall de l’auditorium du Musée de l’Armée, une exposition de photographies attendait le public. »Le choix de Malraux » l’ ouvrage de notre ami Robert GROSSMANN, vice-président du Conseil régional d’Alsace était proposé aux personnes venues nombreuses ce soir-là découvrir le film de création d’Anne IMBERT. La photographe Catherine USSEL, Prix ILFORD 89, a pris de nombreux clichés des intervenants et du public tandis que le responsable de la régie de l’auditorium, M. Jean-Pierre VÉRON, immortalisait à l’aide de son camescope quelques moments forts de la soirée.

6 avril 2000 : Dîner-débat philosphique au restaurant Le Verger de Montmartre à Paris. Soirée animée par Messieurs Christian Julienne, écrivain et Jean-Pierre Zarader, agrégé de philosophie et membre du conseil d’administration de l’association Amitiés internationales André Malraux (Auteur de « Malraux ou la pensée de l’art »). Deux extraits ont été soumis à la réflexion des débatteurs. Le premier se trouve à la page 179 de l’ouvrage de Malraux intitulé « L’homme précaire et la Littérature » : « L’imagination est un domaine de rêves, l’imaginaire un domaine de formes ». Le deuxième extrait est emprunté à « La Tête d’obsidienne »(page 12) :  » Je n’ai jamais connu Pablo, personne privée, sentiments ; j’ai seulement connu Picasso ».

20 mai 2000 : « Engagements littéraires d’un demi-siècle à l’autre (Malraux, Roger Nimier) » Journée d’études à l’Université de Paris III – Ancienne Sorbonne. En collaboration avec le Centre d’Etudes sur Roger Nimier (animé par M. Marc Dambre), le directeur du Centre d’Etudes sur André Malraux, M. Jacques Lecarme et son équipe ont programmé cette rencontre qui s’est déroulée de la façon suivante : la première demi-journée a été consacrée aux engagements (pris au sens le plus large, du politique au temporel) d’André Malraux. Les intervenants ont permis de percevoir le lien très complexe qui, chez Malraux, unit l’écrit littéraire à un mode spécifique d’engagement dans le siècle, qui est aussi affrontement d’un monde tragique pris dans sa totalité. Engagements politiques, certes, mais aussi culturels, littéraires, artistiques, existentiels, car l’engagement dont il est question ne fait pas référence au manifeste sartrien de 1948, d’autant plus que Sartre a pris à Malraux l’idée de l’écrivain engagé, avec ses figures, ses fonctions et ses éclats. Dans la deuxième demi-journée d’études, consacrée à Roger Nimier et aux Hussards, Malraux n’a pas été oublié, car il domine, avec sa double et nouvelle figure de poète des arts plastiques et de grand médiateur du gaullisme, les années 50, non sans bénéficier d’un effet de retrait par rapport à la scène purement littéraire. Les responsables de cette initiative ont réussi, à travers ce jumelage de Malraux et de Nimier, à présenter un diptyque attrayant pour tous les spécialistes, mais aussi pour tous les fervents d’André Malraux.

7 octobre 2000 : visite-découverte des salles du musée du Louvre

Notre ami Jacques CHAUVEAU, Président des Amis d’André MALRAUX-Normandie, a proposé, dans le cadre des activités de son association, une visite-découverte des salles du musée du Louvre récemment ouvertes aux arts premiers.

 

23 octobre 2000 : inauguration du Collège André MALRAUX

Etablissement réalisé par le Conseil général de Vaucluse avec le concours de la ville de Mazan. Marguerite Develer, Paul Nothomb et Pierre Coureux ont répondu à l’invitation du Président du Conseil général, M. Bérard.

 

21 novembre 2000 : documentaire sur la Brigade Alsace-Lorraine

Présentation du film documentaire réalisé par Monique SEEMANN et Arnaud GOBIN sur la Brigade Alsace-Lorraine à l’auditorium du musée de l’Armée. Soirée organisée en hommage aux Anciens compagnons de la Brigade Alsace – Lorraine avec le soutien du musée, le concours de CARMIN FILMS et celui de France3 Alsace.

L’auteur retenu d’un commun accord entre CARMIN FILMSet l’Amicale des Anciens Compagnons de la Brigade Alsace Lorraine est Monique SEEMANN dont nous avions beaucoup apprécié, en 1994, la manière dont elle avait conduit les entretiens avec quelques anciens de la B.A.L.  pour le film « Les Résistances alsaciennes », faites d’une série sur l’Alsace entre 1939 et 1945.

21 novembre 2000 : Après la projection en avant-première à Strasbourg, le 15 septembre 2000, du film documentaire « La liberté en retour »sur la Brigade Alsace-Lorraine, une projection de ce film a eu lieu à l’auditorium du musée de l’Armée, à l’Hôtel national des Invalides, à Paris. Elle a eu lieu en présence de plusieurs anciens Compagnons de la Brigade Alsace-Lorraine, des membres du comité scientifique des Amitiés internationales André Malraux et de quelques personnalités amies d’André Malraux, du directeur de France3 Alsace, M. Jean-Marie BOEHM et avec l’accord d’Olivier SEBBAG, responsable la société de production CARMIN FILMS

Un débat a fait suite, animé par M. Jacques LECARME, professeur à l’Université de Paris III et responsable du Centre d’Etudes sur André Malraux, en présence de Frédérique HÉBRARD, écrivain et fille d’André CHAMSON, du Dr Marc DORNER, vice-président national de l’Amicale des Compagnons de la Brigade Alsace-Lorraine et représentant officiel de M. Bernard METZ, de M. Jean ESCHBACH, président de la section Ile-de-France de l’Amicale des Anciens compagnons de la B.A.L., de M. Arnaud GOBIN, le réalisateur du film et de M. Léon Mercadet, journaliste, auteur d’un livre qui fait autorité sur l’histoire de la B.A.L.. Comme M. Robert GROOSMANN, M. Léon Mercadet a consacré un ouvrage à la Résistance et la Libération de l’Alsace et de la Lorraine. (GROSSMANN Robert, Le Choix de Malraux, La Nuée Bleue, Strasbourg, 1997 – MERCADET Léon, La Brigade Alsace-Lorraine, Grasset et Fasquelle, Paris, 1984).

Réalisations 2001

6 mars 2001 : Projection du film « Sierra de Teruel » à la Cinémathèque française à Paris présidée par Jean-Charles Tacchella.

31 mai 2001 : Projection du film « Malraux, tu m’étonnes »

Olivier CHAZOULE (Maire-adjoint délégué à la Culture aux Jumelages et au Château), Manuel AESCHLIMANN (Maire d’Asnières-sur-Seine, Conseiller Général des Hauts-de-Seine), Jean-Claude LARRAT (Président de l’association Amitiés internationales André Malraux) et Madame Michèle ROSIER (Réalisatrice du film) étaient présents lors de la première projection publique du film « Malraux, tu m’étonnes » au cinéma « l’Alcazar » à Asnières-sur-Seine. Etait aussi invité Monsieur Jean Lescure (collaborateur d’André Malraux).

Du 30 avril au 4 mai 2001 : Expositions en Pays-Basque

Sous l’impulsion d’Alexandre Dewez, Éditeur et collectionneur, qui a prêté quelques unes de ses œuvres (livres et gravures) personnelles, plusieurs expositions et des conférences ont été proposées dans le cadre des manifesations mises en place au Pays-Basque pour célébrer le centenaire de la naissance d’André Malraux. Plusieurs villes se sont associées pour présenter au public les diverses facettes de l’oeuvre et de la pensée de l’auteur de L’Espoir. C’est André Malraux, l’ami des artistes, qui a été à l’honneur à Guéthary. Ainsi des oeuvres importantes de Fautrier et d’Alexeïeff ont pu être exposées au Musée tandis que la Mairie de Saint-Jean-de-Luz avait choisi de montrer l’image du « Ministre et homme de culture ». La Médiathèque d’Hendaye insistait davantage sur « les guerres » du « Coronel ». Pour rehausser cette manifestation, l’ancien navigateur-bombardier Paul Nothomb a évoqué l’épopée de l’Escadrille España en 1936. Bidart enfin avait décidé d’honorer dans la bibliothèque l’ancien ministre-écrivain et donnait la touche finale à ce voyage malrucien. Une rencontre littéraire animée par Gérald Chaine avait été organisée la veille dans deux lycées de St Jean-de-Luz. Pendant les cérémonies en Pays-Basque, les organisateurs avaient programmé dans une salle de Saint-Jean-de-Luz une projection du film « L’Espoir », appelé dans sa première version  » Sierra de Teruel » (1939). Le même film a été montré ensuite au théâtre d’Hendaye. Des livres rares, tels que « Roi, je t’attends à Babylone », des exemplaires uniques des photographies de Malraux prises par Gisèle Freund ont été exposés pendant toute cette période à la grande satisfaction des visiteurs. Tous les amateurs qui se sont rendus à Biarritz à l’Hôtel du Palais, le 24 mai 2001, ont pu assister à la présentation de peintures et dessins réalisés par Vincent Malraux (fils d’André Malraux, décédé prématurément à l’âge de 17 ans). Très forte émotion. Réjouissance des yeux … et des oreilles : cette exposition s’est clôturée par un concert donné par Madeleine Malraux, épouse de l’écrivain, qui interprêta au piano des oeuvres de Mozart, Satie et Ravel. Les expositions de Guéthary, St Jean-de-Luz, Hendaye et Bidart, réalisées avec l’aide précieuse des Amitiés internationales André Malraux et de l’association des Maires du Littoral, présidée par Albert Larrousset, ont été une complète réussite … Succès doublement couronné par la visite surprise de Florence Malraux (fille de l’écrivain) qui a avoué avoir été très charmée par le travail accompli.

6 – 9 juin 2001 : « Ordre et désordre » : schème fondamental dans la vision et dans l’écriture d’André Malraux

Colloque André Malraux à Brest organisé par M. Yves MORAUD (responsable culturel à l’Université de Bretagne Occidentale) à l’occasion du centenaire de la naissance de Malraux. Les communications ont porté aussi bien sur « Malraux théoricien de l’art » que sur le romancier ou l’auteur d’essais ou de discours (inaugurations de Maison de la Culture, oraisons funèbres, préfaces, etc…).

12 juin 2001 : table ronde « Pour un Malraux montmartrois »

Mme Jacqueline Gojard (ancienne Présidente des Amis de Max Jacob) et M. Jean-Claude Larrat (Président des Amitiés internationales André Malraux) ont participé à cette manifestation qui a eu lieu à la Mairie du 18e arrondissement à Paris. Zygmunt Blazynsky a aussi lu quelques textes pour l’audience.

 

23 octobre 2001 : présentation du livre Malraux, l’antiministre fondateur (Éditions du Linteau) par son auteur M. Max Querrien, ancien collaborateur d’André Malraux, Directeur de l’Architecture.

Débat animé par Jean-Louis Violeau en présence de Max Querrien, Pierre Clément, Michel Melot et Pierre Riboulet. Cette manifestation réalisée en partenariat avec L’I.F.A. ( Institut français d’Architecture) et les Amitiés internationales André Malraux s’est déroulée à la Direction des Archives de France, 60, rue des Francs-Bourgeois, à Paris 4ème.

 

24 octobre 2001 de 18h30 à 21h : soirée thématique au Grand auditorium (Hall Est) à la Bibliothèque nationale de France, Site François-Mitterrand.

Pour le centenaire de sa naissance, il importait de se pencher sur la personnalité complexe de Malraux, homme d’action, romancier, « critique d’art », ministre d’Etat chargé des Affaires culturelles de son pays (1959-1969). La figure de l’écrivain engagé s’est forgée à partir de ses écrits d’aventure et de guerre où, derrière la trame romanesque, transparaissent les grandes problématiques du XXe siècle. Son oeuvre et sa vie se sont fait l’écho de toutes les questions existentielles, réunies dans un vaste « musée imaginaire ».

 

Entretien avec Olivier Todd, écrivain

Débat avec Janine Mossuz-Lavau, politologue au CEVIPOF, directrice de recherche au CNRS ; Germain Viatte, directeur du projet muséologique du musée du quai Branly, directeur du musée des arts d’Afrique et d’Océanie ; Pierre Brunel, professeur à la Sorbonne, éditeur de Malraux dans « La Pléiade » (éd. Gallimard) ; Claude Travi et Guy Penaud, spécialistes de Malraux.

11 novembre 2001 de 15h à 17h : « Du quotidien à l’intemporel : André Malraux et la culture » organisé par Citéphilo 2001 (manifestations du 8 au 27 novembre 2001) en partenariat avec les Amitiés internationales André Malraux.

Ont participé à cette demi-journée autour de la pensée d’André malraux :

·  Jean-Pierre Zarader, professeur de philosophie, éditeur qui a récemment publié Malraux ou la pensée de l’art (Ellipses) et Robinson philosophe (Ellipses).

·  Charles-Louis Foulon, chargé de recherches à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines qui a récemment publié Victoire à l’Ouest : La fin de l’Europe nazie (éd. Ouest France) et Charles de Gaulle : un siècle d’histoire (éd. Ouest France).

·  Modérateur : Nicolas Righi, professeur de philosophie au lycée Arthur Rimbaud de Sin Le Noble.
Alors que nous n’avons jamais été autant submergés d’images, l’oeuvre d’André Malraux résonne d’une singulière actualité. C’est une authentique philosophie que nous proposons d’y retrouver, dont les catégories organisent à bien des égards notre rapport à l’art, offrent au politique de nouveaux domaines et donnent un sens à l’histoire.

Deuxième quinzaine décembre 2001 : Dîner-débat prévu pour une centaine de personnes à Eze village. Contact : Xavier Cottier – Tél : 04.93.41.02.72. Voir photos des salles de dîner 1 et 2. Plus de détails prochainement…

Réalisations 2002

11 au 31 janvier 2002 Exposition André Malraux organisée par la commune de Lesneven. Cette exposition a reçu le soutien de la Bibliothèque municipale.

L’exposition sur André Malraux, mise en place à la chapelle Saint-Joseph de Lesneven par Jean-Alain Provost, conseiller municipal délégué aux manifestations culturelles, a été inaugurée en présence d’Yves Moraud, président de l’association des Amitiés internationales André Malraux.

Cette exposition déjà présentée à l’U.B.O. de Brest, l’an dernier, a été prêtée par l’Association de la Diffusion de la pensée française. « Derrière cette exposition, il y a une longue histoire. J’ai une vieille admiration pour ce personnage. J’ai donc eu envie d’utiliser la chapelle, qui est un lieu extraordinaire, pour lui rendre hommage ». déclare Jean-Alain Provost. Ainsi, en 20 panneaux, le public pourra découvrir, étape par étape, sa vie, les combats, l’entourage, les aventures et les convictions de celui qui se définissait comlme étant « le dernier des romantiques ».

De l’art à la politique :

Passionné d’arts plastiques (son premier texte sur la peinture cubiste paru en 1922), il publia, après la guerre, de grands essais sur l’art, depuis le Musée imaginaire, en 1947, jusquà l’Intemporel, paru en 1976, l’année de sa mort. Présenter des oeuvres des artistes qu’il a aimées serait une grave erreur. De ce fait, l’exposition l’xposition présente des restrospectives de Giacometti, Braque ou encore Picasso et Marisse. Investi en politique, l’homme fut ministre de de Gaulle, une première fois, en 1945. Il est de même à l’origine du ministère des affaires culturelles, en 1959, et en assuma la charge pendant 10 ans. Entre temps, il écrivit ses « Antimémoires », publiées en 1967, puis « La Corde et les souris », en 1976, qui évoque sa double passion pour l’histoire et la création artistique.

7 – 14 février 2002 : en partenariat avec l’association « Amitiés internationales André Malraux », la Ville de Saint-Cyr-l’Ecole a permis de découvrir ou de redécouvrir le personnage de Malraux au travers de conférences, d’une exposition et de la projection du long métrage de Michèle Rosier : « Malraux, tu m’étonnes ! ». Contact : Silvio Pacitto, Directeur de la programmation. Théâtre Gérard Philippe – Mairie Square de l’Hôtel de Ville BP 106 78211 Saint-Cyr-l’Ecole cedex – email : boutiqueculturelle@mairie-saint-cyr78.fr – Tél : 01.30.07.11.42 – Fax : 01.30.23.09.91

Printemps 2002 : Projet d’exposition au Musée de Montmartre intitulée « Le jeune MALRAUX et ses amis montmartrois« . Commissaires de l’exposition : Mme Jacqueline GOJARD et M. Henri GODARD – (Contact Musée : 01.46.06.61.11)

Spectacle autour de « André Malraux et les poètes de la Butte » (André Salmon, Max Jacob, Guillaume Apollinaire, Blaise Cendrars, Mac Orlan, Pierre Reverdy, etc.)

(Contact : Tel/Fax : 01.42.59.50.44 – M. Zygmunt BLAZYNSKY Galerie de La Fleur d’Or)

De Mai à Septembre 2002

 

ANDRE MALRAUX 1901-1976

Les Archives départementales du Val-de-Marne ont présenté de mai à septembre 2002, une exposition consacrée à la vie et l’oeuvre d’André Malraux, décédé à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil le 23 novembre 1976.

L’exposition a été réalisée en 2001 par le Ministère des Affaires étrangères pour commémorer le centenaire de la naissance de l’écrivain le 3 novembre 1901.

On a pu y retrouver tout à la fois les jalons littéraires et artistiques qui ont forgé l’oeuvre et les événements fondateurs de la personnalité puisés dans les voyages, dans les mouvements révolutionnaires d’Asie et d’Espagne, dans la Seconde guerre mondiale et la Résistance, dans l’action gouvernementale au Ministère des Affaires culturelles auprès du général de Gaulle de 1959 à 1969.

Héritier d’André Gide – un de ses maîtres – contre le fascisme et contre le stalinisme, André Malraux compte parmi les grands écrivains du XXè siècle.

 » Le culte de la fraternité, l’appel lancé dans la préface du Temps du mépris à cultiver moins nos différences qu’à approfondir nos convergences ne sont pas d’un artificier, mais d’un camarade – un mot qu’il aura, mieux que d’autres, libéré de ses oripeaux idéologiques  » (Jean Lacouture).

11 septembre 2002

-L’ Association Québec – France, à la Maison Fornel de la Place Royale, en collaboration avec le Consulat général de France à Québec, tient une exposition sur André Malraux, Victor Hugo et Léopold Sédar Senghor.

Dans le cadre de cette exposition « Malraux », M. Louis-Jacques Liandier. donnera une conférence, le 11 septembre prochain à 19 h 30, au Collège Mérici, 755 Chemin Saint-Louis, Québec

19 Septembre au 27 Octobre 2002

Centre National et Musée Jean Jaurès

2 place Pélisson – 81100 CASTRES

Tél : 05 63 72 01 01 – Fax : 05 63 50 39 02

Dans le cadre de cette exposition, le Centre National et Musée Jean Jaurès propose deux conférences :

-          le Mercredi 25 septembre à 20 H 30 : Le totalitarisme au XXème siècle, par Enzo Traverso (universitaire), pour son ouvrage sur le même sujet paru au Seuil

-          le Jeudi 24 octobre à 20 H 30 : La vie et l’œuvre d’André Malraux, par Gérald Chaine (conférencier, membre des Amitiés internationales André Malraux).

 

André Malraux – L’Art et l’histoire

Exposition de photographies

Du Jeudi 19 septembre au Dimanche 27 octobre

 

 

 

La vie d’André Malraux est tout entière marquée par son siècle.

Né à Paris en 1901, il publia tout d’abord des textes d’inspiration surréaliste. Parti pour l’Indochine à la recherche de statues khmères, il passa en Chine où il prit contact avec les révolutionnaires communistes. C’est là qu’il confronta, sur le terrain, la culture occidentale et la culture orientale et qu’il prit conscience de la nécessité de l’action, du dépassement de soi nécessaire à la liberté et à la lutte contre la souffrance et la mort (plusieurs ouvrages, dont La condition humaine, prix Goncourt en 1933, traiteront ce thème).

Alors rattaché aux mouvements d’extrême gauche, Malraux dénonça le totalitarisme nazi et le fascisme espagnol (son film l’Espoir porte témoignage de son engagement aux côtés des républicains durant la guerre civile)

Combattant de la Résistance, il rejoint très tôt le Général de Gaulle en qui il vit « l’homme du destin ». Restant fidèle à sa pensée, toujours convaincu que « l’homme se définit par ce qu’il fait et non par ce qu’il rêve », il est une des figures les plus emblématiques de la culture française après la Libération. Très lié aux milieux intellectuels, favorable au rayonnement de la création française, souhaitant démocratiser l’accès à la culture, il fonde le Ministère des Affaires Culturelles en 1958 et l’occupe jusqu’en 1969.

Politiquement actif au moment des événements de 1968, il continue d’écrire des essais jusqu’à sa mort, en 1976.

C’est ce destin si singulier et si riche que le Centre National et Musée Jean Jaurès (aidé par l’Association Essuie-Plume et les Amitiés Internationales André Malraux) retrace en présentant une exposition documentaire rassemblant un grand nombre de documents issus de la collection privée de M. Gérald Chaine : photographies, tableaux, objets, manuscrits, journaux, revues, films… font revivre cette véritable « conscience » du XXème siècle.

22, 23 et 24 octobre 2002 à Brest :

Trois jours inscrits sous le signe de « Malraux, l’homme de demain ».

Mardi 22 octobre 2002 à partir de 18h :Jean-René Bourrel : Conférence « Malraux m’étonne ». Réflexion sur Malraux et les technologies modernes de communication. La conférence sera suivie de la projection du film de Michèle Rosier « Malraux tu m’étonnes » à 20h30.

Mercredi 23 octobre 2002 Gérard Malgat : Conférence « L’Espagne au coeur de l’amitié » . La conférence sera suivie de la projection du film « Malraux et Max Aub »

Jeudi 24 octobre 2002: Jean-Pïerre Zarader. Conférence sur le thème de la métamorphose. La conférence sera suivie de la projection du film d’Alain Resnais et de Chris Marker « Les statues meurent aussi ».

Ces trois soirées auront lieu à l’Université de Bretagne Occidentale (Brest) – Faculté Victor Segalen – Amphi Guilcher