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Josette Clotis, aimée et mal-aimée par Janine Mossuz-Lavau et Jean-René Bourrel

Dernière mise à jour : 20 avr.

Josette Clotis, décédée en 1944 à l’âge de 34 ans, fut la compagne d’André Malraux et la mère de ses deux fils. Miraculeusement conservés dans une valise, photos, lettres, journaux et textes inédits de cette splendide et talentueuse femme de lettres permettent de brosser le portrait enfin ressemblant d’une romancière de talent et d’une amante passionnée. Le livre : 50 ans après la mort d’André Malraux, des documents inédits réhabilitent la mère de ses fils. Tout commence avec une valise retrouvée : celle dans laquelle étaient amassés les photos, lettres, journaux intimes et nouvelles manuscrites de Josette Clotis, morte le 12 novembre 1944 en gare de Saint-Chamant (Corrèze), à l’âge de 34 ans, les jambes broyées par un train. Depuis 1933, elle était la compagne d’André Malraux à qui, sous l’Occupation, elle avait donné deux fils, Gauthier et Vincent, qui mourront eux aussi tragiquement dans un accident de voiture, en 1961. Valise parvenue après-guerre entre les mains de Suzanne Chantal, amie intime et biographe de Josette. À son arrivée à Paris en 1932, cette splendide jeune femme avait fait une percée remarquée dans le monde des lettres, autrice de deux romans régionalistes, le premier préfacé par Henri Pourrat, le second salué par Henry de Montherlant, en même temps qu’elle devenait chroniqueuse pour l’hebdomadaire Marianne, publié par Gaston Gallimard. C’est dans les locaux de ce dernier qu’elle fit la rencontre décisive de l’auteur de La Condition humaine, avant de l’accompagner en Espagne, au grand dam de Clara Malraux…Si ces faits sont connus, Josette Clotis a pâti jusqu’à nos jours d’une fâcheuse réputation : maladivement jalouse, arriviste et intrigante, elle aurait retardé l’entrée en Résistance de Malraux, pourtant peu influençable. Les auteurs de ce livre ont eu à cœur de corriger cette image, à l’aide de nombreux documents inédits qui révèlent une amante passionnée, une mère aimante et une femme de lettres qui n’a jamais cessé d’écrire. En annexes, le lecteur trouvera des textes inédits, des chroniques parues dans Marianne, ainsi que d’étonnants Conseils au jeune homme, que Gauthier lira et commentera… quinze ans après la mort de sa mère. Des photos inédites complètent cet ouvrage qui paraît l’année du cinquantenaire de la mort de Malraux.

Auteur(s) : Janine Mossuz-Lavau, directrice de recherches au CNRS, a publié de nombreux essais en politique et sociologie, ainsi que André Malraux et le gaullisme (Presses de Sciences Po, 1982), Mes années Malraux (éd. du Jasmin, 2011), Dictionnaire Malraux (CNRS éd., 2011). Jean-René Bourrel, agrégé de lettres modernes, est l’auteur d’études sur les écrivains de la négritude, ainsi que du Paris de Malraux (éd. Alexandrines, 2017). Date de parution, avril 2026 aux Editions L’Archipel.

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