Quatrième séance du séminaire « André Malraux et le cinéma », le 5 février 2015, dirigé par Alain Kleinberger (Paris-Ouest) et François de Saint-Cheron (Paris-Sorbonne) à l'INHA (Paris)

« André Malraux et le cinéma »

Alain Kleinberger (Paris-Ouest), François de Saint-Cheron (Paris-Sorbonne)

Institut National de l’Histoire de l’Art,

Galerie Colbert, 2 rue Vivienne

 75002 Paris

Séminaire de recherche rattaché à l’École Doctorale EA 138

lettres, langues, spectacles (Université Paris-Ouest)

et  à l’EA HAR Histoire des arts et des représentations

 

 La quatrième séance de notre séminaire « Malraux et le cinéma » se déroulera  jeudi 5 février de 17h à 19h à l’INHA salle Nicolas-Claude Fabri de Peiresc..

Nous y entendrons:

 

Antoine de Baecque (ENS)  pour une communication intitulée:

« Godard, la Nouvelle Vague et Malraux, de la petite flamme intérieure à la Kultur »

Résumé : Jean-Luc Godard a longtemps eu pour André Malraux une réelle affection et une véritable admiration. Le ministre n’a pas caché, quant à lui, son soutien personnel à la Nouvelle Vague, donnant notamment un coup de pouce au moment des sélections pour le Festival de Cannes 1959, contribuant au choix osé des Quatre Cents Coups de François Truffaut et de Hiroshima mon amour d’Alain Resnais pour représenter la France. L’idylle entre le ministre emblématique du gaullisme culturel et la Nouvelle Vague est une réalité concrète dans la France des débuts de la Ve République, un mouvement qui profite par exemple des réformes du CNC accélérées par Malraux. Fin 1963 encore, Godard peut saluer d’un coup de chapeau le ministre qui a fait ravaler et restaurer dans leur pierre blanche de nombreuses façades des bâtiments publics de Paris, plaçant dans Bande à part la réflexion suivante : « Odile dit que c’était une bonne idée que d’avoir peint en blanc le Louvre et qu’on devrait décorer le type qui avait fait ça. » Godard monte cependant une première fois au front contre le ministère des Affaires culturelles en 1965, pour contester la nouvelle politique du CNC, dirigé par André Holleaux. Puis, en 1966, lorsque La Religieuse est interdite, la rupture est consommée…